Un contrôle indépendant !

Les contrôles indépendants de l’AOP sont réalisés par deux organismes d’Inspection, Aucert et Qualisud. Christelle responsable Inspection d'Aucert va nous expliquer en quoi consiste son travail.

Tout d’abord pouvez-vous nous présenter votre structure ?

Christelle : "AUCERT qui est un organisme de contrôle associatif créé il y a 15 ans. Nous travaillons notamment pour le contrôle de labels (volailles, viandes…) et depuis 2007 pour de nombreuses AOP fromagère du massif central avec un autre organisme de contrôle du Sud de la France Qualisud."

En quoi consiste votre travail ?

Christelle  : " Nous travaillons avec l’Organisme de Défense et de Gestion (ODG) de la fourme d’Ambert pour le contrôle des opérateurs de l’AOP, c’est-à-dire tous les intervenants de la filière AOP, du producteur de lait à l’affineur. Mon rôle est de garantir du respect des conditions de production de l'AOP et de la réalisation des actions de contrôle mises en place par l'ODG. Je fais donc des contrôles dans les exploitations ou les fromageries, mais aussi des contrôles de l'ODG."

Pourquoi font-ils appel à vous ?

Christelle  : " Mon rôle est de garantir le bon fonctionnement du système de contrôle de l’AOP avec un œil extérieur et indépendant à la filière. Mon rôle est donc d'apporter de la crédibilité à l'AOP."

Indépendant, que voulez-vous dire ?

Christelle  : " Nous ne devons pas avoir de lien directe avec les opérateurs de la filière. Pour garantir cette indépendance, nous sommes également contrôlés par un organisme national la COFRAC, nous devons aussi respecter des normes. "

Comment les contrôles sont-ils perçus sur le terrain ?

Christelle  : " C’est vrai que ce n’est jamais très agréable de se faire contrôler. Mais nous travaillons avec des professionnels qui se sont volontairement engagés dans une démarche AOP. Ils connaîssent les règles du jeu. Et puis de plus en plus de personnes se rendent compte que ces contrôles sont là pour sécuriser les consommateurs ce qui doit permettre de développer la filière. C’est donc indispensable pour l’avenir de la filière AOP. "

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